Jeudi 22 juillet 4 22 /07 /Juil 18:44

Montaigne, XVIe siècle (1533-1588).

Humanisme - Scepticisme.

Aristocrate du XVIe siècle, qui alimente la discussion humaniste. Très influencé par les penseurs de l'antiquité grecque et romaine (Socrate, Platon, Aristote, Zénon, Epicure - Sénèque, Marc-Aurèle, ...), et par les événements de son siècle, notamment les guerres de Religion et la découverte du Nouveau Monde (1492).

 

Les Essais.

Présentation rapide.

  • Unique oeuvre de Montaigne.
  • Se compose de réflexions personnelles ; a été établi progressivement, avec de nombreux ajouts, et comporte ainsi parfois des contradictions (réflexion et non doctrine).
  • Formée de 3 livres (correspondant à des ajouts successifs), chacun découpés en plusieurs chapitres, qui sont des essais, des réflexions sur un sujet.
  • Style novateur pour l'époque : tournures particulières, écriture en français, la langue "vulgaire" (parlée) et non le latin. Aujourd'hui, style difficile (vieux français, orthographe, vocabulaire et syntaxe différents du français actuel), mais qui donne un caractère à l'oeuvre ; tournures parfois "proverbiales". Techniques argumentatives : anecdotes, antithèse, ironie (et contrepied).
  • Montaigne est au coeur de son propre ouvrage ; il s'étudie soi-même, se dépeint, raconte des anecdotes et nous fait part de sa pensée. Cette démarche introspective est dans la lignée directe de Socrate qui affirmait "Connais toi toi-même".

Principaux thèmes et thèses.

  • La condition humaine : Montaigne est assez noir vis-à-vis des hommes. Il condamne fortement leur présomption, leur anthropocentrisme, leur sentiment d'être le centre et le maître de l'univers. Montaigne dénonce la vanité de l'homme et affirme que l'homme "n'est rien". C'est dans ce contexte que s'inscrit son scepticisme : en sciences notamment, la certitude n'est pas atteignable. Il souligne également le caractère fortuit et contingent du devoir et des lois (cf. différences entre les pays), qui définit pourtant notre condition humaine.
  • Autrui (relativisme et différentes cultures) : Montaigne condamne également l'ethnocentrisme européen, à l'heure du colonialisme et des découvertes du Nouveau Monde. Il n'estime pas les autres civilisations plus barbares que les nôtres (cf. son essai "Des Cannibales"), et affirme : "Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage". 
  • L'éducation et l'apprentissage : Si Montaigne condamne fortement les hommes et leur présomption, il considère que la raison humaine permet à l'homme de s'élever ; l'éducation et l'apprentissage est ainsi pour lui très important (cf. thème humaniste). Montaigne dénonce les techniques d'enseignement pédantes de son époque ; il affirme "Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine".
  • Morale et société : Montaigne est très marqué par les guerres de Religion de son siècle ; s'il affirme son catholicisme, il dénonce les catholiques "intégristes" qui combattent contre les protestants, et qui entrent ainsi dans le jeu qu'ils dénonçaient (celui de la violence). Montaigne adopte ainsi une position modérée qui lui vaut des ennemis dans les deux camps belligérants. Montaigne dénonce les travers de la religion, dont les hommes se servent (plutôt que de la servir). Montaigne se montre aussi réticent face à la nouveauté, à la révolution et au changement, qui apportent des troubles tels les guerres : il adopte, en terme de politique et de société, une position conservatrice et prudente. Il prône aussi une vie solitaire et repliée, consistant à s'occuper de soi avant tout (cf. Socrate once again).
  • Sagesse (et comportement) : Sur le plan de la sagesse et de la façon dont il faut conduire sa vie, Montaigne porte l'héritage des courants grecs stoïciens et épicuriens. Il affirme que philosopher, c'est apprendre à mourir, et qu'il faut faire face à la mort quotidiennement. Il accorde une grande place à la Nature, mère de tout, vis-à-vis de laquelle il conseille de nous rapprocher. Comme les épicuriens, ils prône la satisfaction des plaisirs naturels. Montaigne décrit ainsi une sorte de naturalisme ; cette position rejoint sa critique de l'anthropocentrisme et de l'ethnocentrisme européen : Montaigne estime davantage les civilisations brésiliennes, plus proches de la Nature, par exemple.

 

Montaigne définit ainsi un scepticisme raisonné. Il prend le contre-pied de la pensée commune de son époque. Il place son espoir dans une sagesse humaine modérée.

 

Essai I, 1 - Par divers moyens on arrive à pareille fin

Dans cet essai, Montaigne souligne en filigrane l'inconstance humaine.

Comme à son habitude, il raconte des anecdotes (militaires ici), et se dépeint aussi lui-même. Montaigne explique que suite à un combat, la clémence du vainqueur peut être due à la pitié causée par les implorations des vaincus (cas le plus fréquent), mais également à l'admiration, l'estime causée par la résistance et la vertu des vaincus. Montaigne souligne ainsi la non uniformité des hommes (entre eux et au sein d'un même homme : il dit que pour lui-même, les deux cas peuvent le toucher).

 

Essai III, 3 - Des trois commerces

AR.

 

Essai II, 10 - Des livres

AR.

 

Essai I, 25 - De la pédanterie

AR.

Par bea-ecs.over-blog.com - Publié dans : Lectures
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